Les sept sacrements des Eglises catholique et orthodoxe
Les sept sacrements des Églises catholique et orthodoxe sont :
- Le baptême,
- L'eucharistie,
- La confirmation - pour l'Église Catholique, la chrismation - pour l'Église Orthodoxe
- Le sacrement de réconciliation (appelé aussi sacrement de pénitence), c'est-à-dire la confession,
- L'onction des malades (aussi appelée sacrement des malades, anciennement extrême-onction)
- Le mariage,
- Le sacrement de l'ordre,
On distingue :
- Les sacrements d'initiation : baptême, confirmation, eucharistie (les deux premiers n'étant reçus qu'une fois et laissant une marque indélébile),
- Les sacrements de guérison : confession, onction des malades (reçus chaque fois que cela est nécessaire),
- Les sacrements du service : mariage, ordre.
On distingue également :
- Les sacrements à caractères : baptême, confirmation, ordre qui marque l'âme du fidèle.
Le mariage est indissoluble jusqu'à la mort ; seul le remariage des veufs/veuves est possible. Il n'existe pas de divorce mais une séparation des corps peut être prononcée par les tribunaux ecclésiastiques sans permettre évidemment un remariage. Dans certains cas, un procès canonique en nullité peut établir que l'union précédente n'existait pas et ne s'oppose donc pas à un nouveau mariage.
L'ordre comprend 3 degrés (diacre, prêtre, évêque) et, laissant une marque indélébile, ne peut pas être répété pour le même degré. Le mariage des prêtres et des évêques est défendu par l'Eglise pour des motifs de discipline ecclésiastique qui ne sont pas liés à la nature du sacrement et pourraient être abrogés ou modifiés par simple décision de l'autorité pontificale, comme ce fut le cas pour l'ordination diaconale d'hommes mariés dans l'Eglise catholique ; l'ordination d'hommes mariés comme prêtres (mais non évêques) est possible dans les Églises d'Orient (orthodoxes et catholiques).
Normalement, ces sacrements sont conférés par le prêtre, sauf :
- le baptême, qui peut être conféré par le diacre et même, en cas de nécessité, par tout laïc, même non baptisé,
- le mariage, que les époux se donnent l'un à l'autre, mais devant l'Église (le prêtre ou le diacre qui bénit l'union),
- l'ordre, qui ne peut être donné que par l'évêque.
L'excommunion signifie l'interdiction provisoire, pour un baptisé, de l'accès aux sacrements (eucharistie en particulier). Il s'agit d'une mesure disciplinaire qui est toujours levée à l'article de la mort, si l'excommunié demande à recevoir les derniers sacrements (confession, eucharistie et extrême-onction).
L'Église catholique et les Églises orthodoxes reconnaissent mutuellement que les sacrements qu'elles confèrent sont « valides », car la succession apostolique de leurs ministres (évêques en particulier) est réelle et car la compréhension de leur signification est la même. En raison de l'absence de « communion », il n'est pas possible aux fidèles d'accéder aux sacrements indifféremment dans l'une ou l'autre Église, sauf en cas de nécessité à l'article de la mort.
Ces Églises connaissent également des « sacramentaux », c'est-à-dire des signes visant à sanctifier la vie des croyants. En font partie les bénédictions, les consécrations (de personnes ou de lieux), les funérailles, le sacre de certains souverains, les exorcismes.
